Une nouvelle exposition innovante explorant l'art, la culture et la science des psychédéliques s'ouvre au ROM

Ouvrez de nouvelles perspectives sur le pouvoir de modification de l'esprit des psychédéliques en comprenant mieux leur passé et leur présent.
Calebasse à offrande fabriquée par un artiste huichol

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Communiqué de presse

Psychédélisme : Art. Culture. Science. communiqué de presse (SL)

TORONTO, 28 mai 2026 – Des traditions sacrées millénaires aux études cliniques en santé mentale, les psychédéliques ont exercé une profonde influence sur les sociétés à travers l’histoire. Notre perception de ces composés chimiques séculaires n’est pas sans répercussion – une question examinée au prisme de multiples facettes dans une exposition inédite présentée au Musée royal de l’Ontario (ROM).

À l’affiche du 6 juin au 6 décembre 2026, Psychédélisme : Art. Culture. Science. explore l’importance historique, interculturelle et scientifique des états modifiés de conscience. Faisant fond sur les savoirs scientifiques, culturels et autochtones, l’exposition – qui propose des œuvres d’art, des objets, des spécimens et des expériences interactives – propose un cadre favorisant une meilleure compréhension d’un sujet souvent considéré comme épineux. 

Psychédélisme est le fruit d’une collaboration entre Justin Jennings (Ph. D.), conservateur principal de l’archéologie des Amériques au ROM, et Colin Fleming, rédacteur en chef et stratège créatif en communications au ROM, qui ont développé l’idée de juxtaposer les racines historiques des psychédéliques et la recherche scientifique contemporaine en la matière. Ils sont également coéditeurs du catalogue qui accompagne l’exposition. L’ouvrage s’appuie sur le travail sur le terrain de Jennings qui a mis au jour les premières preuves de la consommation de psychotropes chez les Huari, qui ont régné sur les hautes terres du Pérou de 600 à 1000 de notre ère. 

Le développement d’une exposition consacrée à un sujet comportant autant de facettes et couvrant des milliers d’années d’histoire culturelle et scientifique a fait appel à la contribution d’une trentaine d’experts en la matière et de conseillers communautaires.

Réunissant 90 objets des collections du ROM ainsi que des prêts d’institutions et de communautés culturelles à travers le monde, Psychédélisme propose une gamme impressionnante de peintures, d’affiches de concerts rock, de textiles, de spécimens, de biens culturels et d’œuvres d’art.

« En mettant en avant diverses pratiques culturelles et les recherches les plus récentes, l’exposition Psychédélisme : Art. Culture. Science. permet aux visiteurs de s’y retrouver dans ce sujet d’actualité, affirme Jennifer Wild, codirectrice générale intérimaire du ROM. Nous présentons une exposition à la fois pertinente et immersive, riche en œuvres d’art et en spécimens d’histoire naturelle. » 

L’exposition contextualise quatre psychotropes qualifiés de « psychédéliques classiques » qui ont des effets semblables sur le cerveau : psilocybine, LSD, mescaline et DMT. Elle examine l’utilisation des psychédéliques dans le cadre des pratiques autochtones traditionnelles et contemporaines et des pratiques culturelles à travers le monde.

« Cette exposition a pour but d’enrichir les connaissances, d’encourager la réflexion critique et d’amorcer le dialogue, déclare Justin Jennings, commissaire de l’exposition. Malgré la très grande complexité de la question des psychédéliques, nous avons beaucoup à apprendre des différentes traditions qui peuvent nous aider à construire un avenir plus sain et plus inclusif. » 

S’articulant autour de sections consacrées au passé et au présent des psychédéliques, l’exposition invite les visiteurs à explorer de grandes questions sur le fonctionnement de ces substances, leur origine, leur consommation, leur rôle dans les années 1960 et leur avenir.

Le public en apprendra davantage sur la multiplication des études sur la thérapie assistée par les psychédéliques menées dans le monde au cours des deux dernières décennies, dont le plus important essai clinique avec de la psilocybine (substance présente dans les « champignons magiques ») auprès de personnes souffrant de dépression réfractaire dans 22 centres de recherche dans 10 pays, y compris le Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH) qui était le seul participant canadien.

« Les psychédéliques se situent au carrefour fascinant de la science, la médecine, la culture et l’expérience humaine, affirme le Dr Ishrat Husain, scientifique principal et psychiatre au CAMH, et membre du groupe d’experts-conseils de l’exposition. Ce moment est important en ce que la recherche moderne nous permet de repenser ces substances à la lumière de la rigueur scientifique, de l’humilité et d’un engagement formel en ce qui a trait à l’éthique et à la sécurité des patients, tout en approfondissant notre compréhension du cerveau et des problèmes liés à la santé mentale comme la dépression. » 

Un des volets les plus inusités de l’exposition – un espace multimédia immersif – offre un point de vue unique aux visiteurs qui cherchent à mieux comprendre l’expérience psychédélique. Au programme, des éléments visuels et sonores qui font écho à la succession d’étapes d’un voyage psychédélique : intensification des textures, répétition d’objets fractals et paysages sonores.

De la médecine à la transcendance, Psychédélisme : Art. Culture. Science. propose une perspective inédite sur la riche histoire et le futur en devenir des psychédéliques, sensibilisant les visiteurs aux réels dangers et aux possibles bénéfices de ces composés souvent mal compris. 

À noter : Le ROM ne préconise pas la consommation de drogues psychédéliques, ni ne fournit des indications quant à leur usage. La plupart des psychédéliques demeurent illégaux dans de nombreux pays, y compris le Canada.

Les Membres du ROM auront l’occasion de découvrir l’exposition en avant-première le vendredi 5 juin de 10 h à 17 h 30 et le samedi 6 juin de 10 h à midi. 

Programmation :

Possibilités et obstacles : le passé, le présent et l’avenir des psychédéliques dans les thérapies de santé mentale 

18 juin 2016 | 19 h | Théâtre Signy et Cléophée Eaton (niveau B1)

Deux spécialistes de renom s’entretiennent de l’histoire de la recherche sur les psychédéliques dans le monde la médecine occidentale. 

Colin Fleming, rédacteur en chef et stratège créatif en communications au ROM, reçoit le Dr Bill Richards, psychologue clinicien à l’École de médecine de l’Université Johns Hopkins et sommité en matière de la psychologie des psychédéliques, et Dr Gerasimos Konstantinou,chercheur au Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH), le plus grand hôpital d’enseignement du genre au Canada et un centre de recherche de premier plan dans ce domaine.

De la recherche de pointe dans les années 1960 à la stigmatisation des psychédéliques dans les années 1980 et 1990, le Dr Richards a a été témoin de l’évolution de la recherche et de l’utilisation de la psilocybine et d’autres composés similaires en milieu clinique.

Le Dr Konstantinou travaille auprès des patients qui participent aux essais cliniques évaluant l’utilisation des psychédéliques dans le traitement des troubles mentaux, examinant à la fois les avantages potentiels et les limites de ces composés dans des contextes de recherche rigoureusement contrôlés.

Partenaires du programme : Trinity College, University of Toronto et le Centre de toxicomanie et de santé mentale

Une œuvre d'art verticale composée de tiges de bambou brunes avec des fleurs de ipomée bleues et blanches et des feuilles vertes qui s'entrelacent.

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